Mot-clef : ‘AGC’

L’amendement « visa fiscal » vient d’être adopté par l’Assemblée Nationale…

Date : 24 octobre 2008

Philippe Paillet, Président de la FCGA

Les Députés Gilles CARREZ (UMP, Val de Marne, Rapporteur général de la commission des finances) et Charles de COURSON (NC, Marne, Secrétaire de la commission des finances) ont déposé un amendement Carrez n° I-15 qui reprend l’amendement présenté lors de la LME sur le visa fiscal (version initiale : avec possibilité donnée aux OGA de se transformer en AGC).

Débats d’hier matin à l’Assemblée Nationale :

L’amendement est adopté, avec avis favorable de la commission des finances et avis favorable du Gouvernement.

Les Députés CARREZ et de COURSON ont défendu leur amendement qui leur apparaît comme une solution équilibrée, après plusieurs autres tentatives dans les précédentes Loi de Finances et lors des débats de la LME.

Le Ministre du Budget, Eric WOERTH, estime lui aussi que c’est la solution la plus juste possible. Il donne donc un avis favorable du Gouvernement.

Le Député Richard MAILLIÉ a informé les parlementaires du travail mené en concertation avec les représentants des Fédérations d’OGA et la profession comptable qui a débouché sur trois amendements.

Ces amendements seront présentés après l’article 44.

Il demande donc le retrait de l’Amendement I-15 afin d’attendre l’examen de ces trois amendements.

Les parlementaires n’ont pas suivi la proposition du Député MAILLIÉ et ont adopté l’amendement I-15.

Nous allons poursuivre, sans relâche, notre politique de concertation et de lobbying pour défendre au mieux les intérêts de nos OGA.

Je vous rappelle qu’une nouvelle réunion de travail du groupe sur l’avenir des OGA va se tenir le 30 octobre 2008. En partenariat avec les instances nationales de la profession comptable, nous allons poursuivre les discussions pour pérenniser les OGA et élaborer une plateforme de propositions.

Avec mes sentiments dévoués.

Philippe PAILLET, Président de la FCGA

Date : 24 octobre 2008 | Catégorie(s) : Paillet Philippe
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PLF 2009 : avenir des OGA…

Date : 23 octobre 2008

Philippe Paillet, Président de la FCGA

La concertation avec les parlementaires…

Dans la continuité des engagements pris lors des débats de la dernière Loi de Finances et de la Loi de modernisation de l’économie (LME), les Députés Catherine VAUTRIN (UMP, Marne, Vice-Présidente de l’Assemblée Nationale, Membre de la commission des affaires économiques, de l’environnement et du territoire) et Richard MALLIÉ (UMP, Bouches-du-Rhône, Questeur de l’Assemblée Nationale, Membre de la commission des finances) ont accepté de co-présider un groupe de travail sur la « Pérennité des OGA ».

Deux réunions de travail ont eu lieu à l’Assemblée Nationale, en leur présence, le 9 et le 23 septembre 2008. Ont été convié les membres du Groupe Inter-Fédérations et les Syndicats IFEC et ECF, puis le CSOEC.

La FCGA a été représentée par le Président Philippe PAILLET, Madame Christiane COMPANY et Monsieur Pierre VALETTE, Vice-Présidents.

Les membres du Groupe Inter-Fédérations se sont également retrouvés le 15 septembre 2008 pour une réunion interne. Elle a permis de débattre des propositions à soumettre aux deux Députés pour pérenniser le rôle des OGA. A noter que le CAAP (Conseil des Associations Agréées Professionnelles), piloté par Madame ROUSSEL, et l’UNAPL ont rejoint le Groupe Inter-Fédérations.

Les propositions du Groupe Inter-Fédérations…

L’ensemble des propositions présentées a été élaboré et approuvé par les organisations suivantes :

  • Secteur du commerce et de l’artisanat : FCGA, AIRCGA, ANPRECEGA, UFCA (430 000 entreprises).
  • Secteur libéral : CAAP, CONFERENCE DES ARAPL/UNAPL, FNAGA, UNASA (435 000 entreprises).
  • Secteur agricole : FCGAA (35 000 entreprises).

Ces organisations totalisent 900 000 entreprises individuelles BIC, BNC et BA, soit 75% du total des entreprises individuelles adhérentes d’un OGA.

Vous trouverez en pièce jointe le document adopté par l’ensemble du Groupe qui se divise ainsi :

Un constat préalable :

Bilan des OGA ; légitimité du coefficient de majoration de 1,25 ; conséquences économiques de la suppression du coefficient de majoration de 1,25 (coût direct pour l’Etat, coût en terme d’emplois, décision politique).

Les propositions

« Un tout cohérent, indissociable et sans coût budgétaire »

Toutes les propositions s’inscrivent dans le cadre du principe d’équité selon lequel on ne peut être juge et partie : celui qui établit les comptes et les déclarations fiscales ne peut pas être celui qui les contrôle.

Les propositions redéployent les OGA autour de 4 axes :

  1. Renforcement des missions fiscales des OGA dans le prolongement direct de leur action et leur efficacité démontrées depuis plus de 30 ans :
    • Réduire les délais de reprise
    • Accorder des garanties en matière de vérification de comptabilité
    • Rendre opposables les prises de position individuelles de l’administration auprès des adhérents
    • Lier l’engagement de sincérité des adhérents à l’établissement d’un compte rendu par l’OGA après l’examen de cohérence et de vraisemblance
    • Elargir le périmètre de l’examen de cohérence et de vraisemblance aux déclarations de TVA
    • Les OGA, sont déjà soumis depuis la loi de finances pour 2008 à l’obligation de télétransmettre les déclarations de leurs adhérents ; cette nouvelle obligation a contribué dès la première année à une forte augmentation des flux déclaratifs vers l’administration fiscale. Rendre obligatoire la télétransmission des déclarations fiscales pour l’ensemble des entreprises dont le CA dépasse le double des limites du régime de la Micro-Entreprise.
  2. Accompagnement des auto et des micro entrepreneurs dans l’accomplissement de leurs obligations fiscales, comptables, administratives
    • Associer l’application du régime micro à l’adhésion à un OGA à partir de la 3ème année d’application de ce régime dans le but de faciliter l’accomplissement de leurs obligations administratives et fiscales.
  3. Attribution du statut de « Tiers de confiance » et de référent dans le cadre de la protection de l’entrepreneur individuel
    • En cas de mise en place d’un dispositif d’affectation du patrimoine, ouvrir la faculté aux OGA d’être tiers de confiance pour le dépôt des comptes des adhérents.
    • En cas de mise en place d’un dispositif de réserve spéciale d’auto-financement imposée à taux réduit : le réserver aux adhérents des OGA acceptant de souscrire un engagement de sincérité.
    • Permettre aux OGA de jouer le rôle de tiers de confiance pour la certification du CA déclaré par les auto-entrepreneurs (micro-entreprises) à compter de la 3ème année d’activité.
  4. Recentrage du rôle des OGA sur leurs missions d’intérêt général dans l’intérêt supérieur de l’État.
    • Réformer le dispositif autorisant les AGA à tenir les comptes de leurs adhérents et à élaborer leurs déclarations fiscales dans des délais à aménager et selon des conditions à définir.
    • Sécuriser le principe de tenue d’une comptabilité de trésorerie (BNC) pour les professions libérales qui ne doivent pas se voir imposer les mêmes obligations comptables que les commerçants (Bilan, compte de résultat, gestion des stocks, …).
  5. Autre alternative : En cas de suppression brutale du coefficient de majoration de 1,25 et à défaut d’adoption des propositions énoncées ci-dessus, la seule alternative qui permettrait de pérenniser les missions des OGA serait de généraliser l’adhésion à un OGA à l’ensemble des entreprises soumises au régime réel BIC, BNC et BA.

Les amendements issus des propositions du Groupe Inter-Fédérations…

Ces propositions ont été présentées aux Députés VAUTRIN et MALLIÉ lors de la 2ème réunion à l’Assemblée Nationale, le 23 septembre 2008. Elles ont fait l’objet d’amendements, déposés dans le cadre du Projet de Loi de Finances pour 2009 – PLF (cf. pj).

Ces amendements sont actuellement en cours de validation.

L’amendement « visa fiscal »…

Toujours dans le cadre du PLF 2009, les Députés Gilles CARREZ (UMP, Val de Marne, Rapporteur général de la commission des finances) et Charles de COURSON (NC, Marne, Secrétaire de la commission des finances) ont déposé un amendement n° I-15 qui reprend l’amendement présenté lors de la LME sur le visa fiscal (version initiale : avec possibilité donnée aux OGA de se transformer en AGC) (cf. pj).

Le Député de COURSON argue qu’il entend ainsi préserver les OGA, dans la mesure où le changement récent de la Constitution permettrait d’attaquer plus facilement sur la constitutionnalité du 1,25.

Une motion entre profession comptable et OGA…

Le Conseil Supérieur de l’Ordre des Experts-Comptables (CSOEC) a également récemment initié un groupe de concertation sur l’avenir des OGA, qui s’est réuni les 15 et 21 octobre 2008. Ont participé le CSOEC, le CROEC Paris Ile de France, les syndicats IFEC et ECF, et les membres du Groupe Inter-Fédérations, dont la FCGA.

A l’issue de la réunion du 21 octobre, les membres présents, dont la FCGA, se sont engagés dans une déclaration commune (cf. pj) pour confirmer que :

  • la profession comptable ne revendique pas le visa fiscal,
  • les OGA ne revendiquent pas la transformation de leurs structures en AGC.

Dans ces conditions, les parties en présence se sont prononcées en faveur du retrait de l’amendement I-15.

Cette motion va être envoyée à Catherine VAUTRIN afin qu’elle dépose un amendement en ce sens.

Une prochaine réunion de travail va se tenir le 30 octobre 2008 afin de poursuivre les discussions pour élaborer une plateforme de propositions.

Accédez aux documents :

Philippe Paillet, Président de la FCGA

Date : 23 octobre 2008 | Catégorie(s) : Paillet Philippe
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Quels acteurs pour quel visa fiscal ?

Date : 4 septembre 2008
Logo Experts-Comptables et Commissaires aux comptes de France
Joseph Zorgniotti, candidat à la présidence du Conseil de l’Ordre des Experts-ComptablesPhilippe Arraou, Président d’ECFDidier Racape, Vice-Président d’ECF

Exposé des motifs

L’objectif poursuivi par le visa fiscal tel que défini par le Code Général des Impôts, aujourd’hui accordé exclusivement aux OGA, consiste à opérer un pré contrôle de la vraisemblance de l’assiette de l’impôt, afin de maintenir au bénéfice de l’État un rendement fiscal important. L’adhésion à l’organisme réalisant ce pré contrôle permet à l’entrepreneur de ne pas voir son assiette fiscale majorée de 25 %. Aujourd’hui cette majoration de 25 % est fortement contestée, entraînant une volonté de remise à plat de l’ensemble du dispositif. Un premier mouvement est intervenu en ce sens lors du vote de la loi de finances pour 2008.

Les débats parlementaires, lors de l’examen du projet de loi de modernisation de l’économie, ont occasionné la présentation d’amendements, qui ne permettent pas d’aboutir à une solution équilibrée pour l’ensemble des acteurs concernés, dont les experts-comptables et les organismes de gestion agréés.

Ce déséquilibre se manifeste en particulier par la possibilité donnée aux OGA de se transformer en AGC et donc de tenir des comptabilités tout en contrôlant l’assiette fiscale, aux experts-comptables de procéder au pré contrôle fiscal tout en établissant les déclarations.

Afin d’aboutir à une solution équilibrée, une plateforme utile aux entreprises doit pouvoir être proposée par le biais d’un nouveau dispositif. Cette plateforme passe par une articulation entre les professionnels chargés d’établir la comptabilité de l’entreprise et donc de faire ressortir l’assiette de l’impôt, à savoir experts-comptables et AGC, et les Organismes de gestion agréés pour opérer un pré contrôle de la cohérence et la vraisemblance de cette assiette sans proposer de mission de conseils individualisés.

Cette plateforme commune entre OGA et experts-comptables doit permettre d’assurer le rôle de chacun de la manière ainsi définie :

  • les Organismes de gestion agréés poursuivent un rôle de :
    • prévention des difficultés
    • pré contrôle de l’assiette fiscale
    • formation
    • information et études économiques
    • télé déclaration
  • les experts-comptables interviennent entre autre en matière de :
    • tenue de comptabilité
    • révision de comptabilité
    • établissement des comptes
    • conseils
    • déclarations sociales et fiscales
    • télé déclaration.

Les signataires de la présente déclarent :

Les OGA doivent poursuivre leur rôle de pré contrôle de l’assiette fiscale. Cette poursuite doit être rendue possible par de nouveaux avantages fiscaux pour leurs adhérents tels qu’un délai de prescription réduit et un crédit d’impôt visant à prendre en charge l’adhésion audit organisme et son accompagnement. Il ne saurait en revanche être question de transformer ces OGA en AGC.

L’expert-comptable assume un rôle de conseil et d’accompagnement en matière fiscale. Ce rôle de conseil ne saurait être exercé en même temps qu’une prestation de pré contrôle fiscal.

Cet accompagnement en matière fiscale pour des motifs d’efficacité et de simplicité doit pouvoir être complet. La signature fiscale de l’expert-comptable, qui ne doit pas être confondue avec le visa fiscal, doit donc être reconnue par les textes.

La reconnaissance de cette signature doit conférer à l’expert-comptable un mandat fiscal explicite. En outre, les pièces visées par l’expert-comptable doivent permettre de bénéficier, a priori, des avantages fiscaux y attachés, en raison de sa qualité de tiers de confiance.

Les parties signataires s’accordent donc pour considérer que l’efficience de ce dispositif est obtenue par l’intervention croisée, chacun selon le rôle qui lui échoit, d’un OGA et d’un expert-comptable.

Elles appellent à une concertation, sous l’autorité du gouvernement et/ou des parlementaires, de toutes les parties concernées afin d’aboutir rapidement à une solution partagée, équilibrée et fonctionnelle.

Joseph Zorgniotti, candidat à la présidence du Conseil de l’Ordre des Experts-Comptables ; Philippe Arraou, Président d’ECF ; Didier Racape, Vice-Président d’ECF

Date : 4 septembre 2008 | Catégorie(s) : Arraou Philippe, Racape Didier, Zorgniotti Joseph
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Quelques idées à garder en tête…

Date : 11 juillet 2008

Christiane Company, Vice-Président de la FCGA, Administrateur du Centre de Gestion Agréé des Bouches-du-Rhône

Le visa fiscal proposé, conduirait à une profession à deux vitesses, faussant les règles de concurrence. La garantie de l’homogénéité de la profession régie par l’Ordre ne pourrait plus être assurée.

L’Expert-Comptable accomplit sa mission de conseil auprès de son client dont il arrête les comptes annuels selon les normes. Il serait alors contraint de se situer dans un registre répressif, par le biais de l’examen de cohérence et de vraisemblance, qui implique des remarques écrites. A aucun moment, l’Expert-Comptable ne peut dire « tout ce que j’ai fait est juste et REEL », la séparation des fonctions étant une règle prépondérante.

Outre le risque de perte de confiance du client, l’Expert-Comptable peut en cas de difficultés voir sa responsabilité engagée et être confronté à des problèmes d’assurance.

Le libéralisme de la profession indépendante est en opposition avec l’interventionnisme lié à l’agrément du visa fiscal.

Les CGA exercent un tout autre métier que la tenue de comptabilité. La complémentarité des OGA avec les travaux de l’Expert-Comptable n’est plus à démontrer.

Les OGA sont un lieu de relations neutres et une interface efficace avec les réseaux partenaires de la TPE. La réactivité et la réalité de leurs données statistiques constituent une source d’informations unique pour la collectivité.

La cotisation moyenne annuelle de 200 € des OGA défie toute concurrence.

En conclusion, on ne peut admettre :

  • Le visa fiscal tel qu’il est proposé,
  • La division de la profession,
  • La transformation des OGA en AGC sans équité.

Christiane Company, Vice-Président de la FCGA, Administrateur du Centre de Gestion Agréé des Bouches-du-Rhône

Date : 11 juillet 2008 | Catégorie(s) : Company Christiane
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La LME, responsable de la disparition de centres et d’associations

Date : 7 juillet 2008

A l’heure où Francis Lefebvre, éditeur prestigieux reconnu du monde juridique comptable et fiscal, titre son bulletin fiscal de juillet 2008 : « Centres de gestion et association agréées : vers une meilleure assistance aux PME » commentant les nouveautés mises en place depuis janvier 2008, la LME se charge, elle, de faire disparaître ces centres et associations.

Quel gâchis ! Comment a-t-on pu en arriver là ?

Par une volonté de simplification ? Habituellement la simplification d’un processus tend à réduire la complexité des choix possibles, dans le cas présent on multiplie les partenaires offrant le « même » service mais on maintient le service, apparemment utile pour tous d’après un fameux rapport…

Par une volonté de concurrence ? Concurrence entre les experts comptables et les organismes agréés, mais à quelle fin ? leur mission est donc la même ? Concurrence, certes, mais organisée par l’Ordre des Experts comptables qui a tout l’air d’une OPA contre les Organismes agréés légitimée par la LME, la transformation en AGC des Centres de gestion agréés parait compromise, seuls les CGAH conservent cette possibilité jusqu’au 31 décembre 2011.

Bientôt les médecins de la médecine du travail pourront recevoir des patients pour des consultations privées et les médecins pourront recevoir les salariés d’une entreprise pour faire une visite annuelle, le coût sera-t-il le même ? peut importe, c’est l’entreprise qui paye.

Car enfin le principe est étonnant, on « simplifie », on met « en concurrence » et au bout du compte on augmente les coûts pour le client final du bout de chaîne, le professionnel indépendant, le tout sur un faux refrain de pouvoir d’achat. Quelles sont les conséquences réelles de cet amendement ?

Il pénalise les partenaires du système :

  • les experts comptables « agréés » pour cette « NOUVELLE MISSION » vont devoir trouver les ressources humaines, financières, techniques en espérant la rentabiliser un jour.
  • l’Administration fiscale aura bien du mal à retrouver la qualité reconnue du service externalisé mis en place depuis 30 ans et va devoir le faire dans une période de réduction budgétaire.
  • Les professionnels indépendants ne retrouveront jamais le même service au même coût.
  • Les organismes agréés ? Sont-ils déjà morts ? Peuvent-ils choisir de survivre contre vents, experts comptables et marées de LME et malgré 30 ans de partenariat loyal pour certains et notamment pour les ARAPL.

Il déséquilibre le système, en supprimant la synergie liée aux positionnements actuels de chacun expliquant les résultats positifs observés :

  • Les professionnels indépendants, adhérents d’un organisme agréé ont pris un engagement de transparence fiscale, et à ce titre bénéficient d’un avantage fiscal, complété par la formation et l’information nécessaire à leur activité d’entrepreneur.
  • L’ Expert comptable établit la comptabilité, les déclarations, conseille son client sur ses choix de gestion et l’assiste en cas de problème avec l’Administration Fiscale.
  • L’organisme agréé représente le tiers déclarant faisant défaut aux professionnels indépendants alors qu’il existe pour l’ensemble des contribuables répondant à un principe d’équité.
  • L’Administration Fiscale externalise un contrôle reconnu comme de qualité et générateur d’économie budgétaire.

Il induit des effets pervers :

  • Une augmentation prévisible de la fraude fiscale par la suppression de l’obligation de l’expert comptable pour les adhérents des centres de gestion agréé, combinée à l’augmentation des plafonds du régime micro laissant présager un retour à une tenue de comptabilité aléatoire et non maîtrisée.
  • La relation expert comptable/professionnel va se trouver fragilisée par cette nouvelle mission dans laquelle l’organisme agréé était parfois le rempart contre lequel l’expert pouvait adosser son conseil.
  • Le coût de la mission des organismes était mesuré, il résultait d’une économie d’échelle du fait du nombre d’adhérent souvent important dans les organismes agréés et la résolution de laisser une cotisation attractive dans une idée correspondant à la logique associative. Cette volonté sera difficile à maintenir dans les cabinets d’expertise comptable qui sont dans une logique de rentabilité et qui vont devoir engager tous leurs efforts dans le contexte européen. Le bataille des experts comptables ou plus exactement des cabinets d’expertise comptable, pour faire la différence avec leur instances dirigeantes qui n’ont pas la même problématique, doit se faire sur leur mission et ne pas RÉintroduire les mêmes problèmes qu’ils sont en passe de résoudre.

La volonté de simplification et de modernisation du paysage économique des TPE est nécessaire pour permettre une augmentation des créations d’entreprise.

Des freins ont été décelés et contrés par le gouvernement pour permettre aux TPE de se développer car l’enjeu est important, dans certains départements, elles représentent la totalité du tissu économique.

Compte tenu de la Loi de sauvegarde qui rend le rebondissement difficile en cas d’échec pour un professionnel indépendant qui met souvent en jeu son patrimoine personnel, compte tenu de la volonté du gouvernement d’engager une politique d’encouragement de création des entreprises individuelles, les organismes agréés prennent toute leur dimension dans le cadre de la prévention et de l’accompagnement.

Cette dimension devient telle qu’elle va bien au-delà d’un positionnement classique associé à un choix d’adhésion ou de non adhésion à un organisme agréé, c’est un choix d’entreprendre, c’est un choix de statut professionnel.

Le professionnel indépendant citoyen doit s’engager conscient de la difficulté d’entreprendre, des écueils à contourner et de la volonté du gouvernement de mettre en place sa contribution, le professionnel est encouragé, soutenu et accompagné.

Dans cette logique, il bénéficie comme tout contribuable de l’intégration dans les tranches de l’abattement de 20% issu de la Loi de Finances pour 2006.

Comme tout contribuable, il a un tiers déclarant : l’organisme agréé, centre de prévention fiscale. Le professionnel indépendant est tenu de déposer à l’Administration fiscale une attestation de prévention dématérialisée via l’organisme.

Cette attestation matérialise l’obligation de contrôle de l’organisme, en cas de non dépôt, le professionnel est pénalisé comme c’est le cas pour l’ensemble des obligations déclaratives de tout
contribuable.

La dématérialisation totale des déclarations des professionnels indépendants, leur accompagnement profitable à la création et à la croissance, et l’externalisation des contrôles dans les organismes a un coût budgétaire qui se chiffre et qui est égal au montant des cotisations (crédit d’impôt), ce qui laisse prévoir un budget bénéficiaire compte tenu du coût de ces missions.

Reste le problème de l’encadrement des organismes agréés par l’Administration Fiscale, et à ce titre l’avancée faite par la Charte des Bonnes Pratiques et remarquée par le Francis Lefebvre de ce mois de Juillet prend toute son importance.

Ce texte est à faire évoluer, il faudra entre autres définir :

  • Les pénalités imposées aux professionnels indépendants qui ne déposent pas leur attestation de prévention,
  • Les modalités de ré-adhésion des adhérents radiés d’un organisme agréé pour non-paiement ou pour défaut d’information (même principe que pour les assureurs qui radient leurs adhérents, l’assurance demeure obligatoire pour tout propriétaire et répond à une volonté citoyenne),
  • Le montant de la cotisation et la mission associée et définie,
  • Le contrôle des résultats des organismes agrées.

Ce tour de passe-passe qui consiste à faire disparaître les organismes agrées et apparaître un monopole légitimé parait tellement désuet face aux enjeux poursuivis, qu’il ne peut répondre à la volonté de l’ensemble des partenaires, ce qui explique que l’on ne puisse aboutir à un système équilibré capable de satisfaire les besoins des jeunes professionnels indépendants.

Marie Pascal, Directrice de l'ARAPL Var

Date : 7 juillet 2008 | Catégorie(s) : Pascal Marie
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