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En Ile-de-France, les experts-comptables et les OGA prônent l’unité et le dialogue.

Date : 18 septembre 2008

André-Paul Bahuon, Président de l’Ordre des Experts-Comptables Paris Ile-de-France

Jacques Diemer, Président de l’Union Francilienne des Centres de gestion et Associations agréées Paris Ile-de-France

Agnès Bricard, Présidente d'Honneur de l'Ordre des Experts-Comptables Paris Ile de France

Les Présidents Bahuon, Diemer et Chebbah ainsi qu’Agnès Bricard, tous présents à l’estrade le mardi 2 septembre 2008 dans le cadre d’une réunion Experts-Comptables / OGA qui s’est tenue lors des Universités d’été de l’Ordre des Experts-Comptables Paris Ile-de-France, ont rappelé le contexte dans lequel la réunion avait été organisée.

Suite aux débats parlementaires qui ont eu lieu dans le cadre de la LME sur la question du visa fiscal et qui ont mis en avant des désaccords entre les experts-comptables et les OGA, il est apparu nécessaire de renouer le dialogue afin de trouver des solutions satisfaisantes pour tous, dans l’intérêt même de la grande profession comptable.

D’où l’initiative conjointe d’André-Paul Bahuon, Président de l’Ordre des Experts-Comptables Région Paris Ile de France

et de Jacques Diemer, Président de l’UFCA (qui regroupe 30 OGA qui représentent 100.000 adhérents) de profiter des Universités d’été franciliennes pour se réunir et essayer de trouver des positions communes au niveau de l’Ile de France afin de pouvoir le cas échéant les relayer par la suite au niveau national.

André-Paul Bahuon a rappelé l’intérêt des OGA dans le cadre des missions d’intérêt général qui leur sont confiées, notamment dans le domaine de la prévention fiscale et économique, des missions qui selon lui sont indispensables dans un pays moderne comme la France. Il a insisté sur le fait que ces missions étaient complémentaires des missions de conseil qui sont conduites par les experts-comptables.

Jacques Diemer a tenu a rappeler qu’historiquement c’étaient les experts-comptables qui s’étaient mobilisés pour créer les OGA et qu’encore aujourd’hui, ces derniers étaient majoritairement dirigés par des membres de l’Ordre se félicitant par ailleurs de la régularité des contacts avec André-Paul Bahuon depuis 4 ans.

Au cours des débats, les personnes présentes soit président d’OGA, soit président ou vice président d’instances nationales d’OGA, soit directeurs de centres ont évoqués quelques propositions de nature à envisager la pérennité du rôle des OGA, dans le cadre d’une complémentarité forte de l’expert-comptable, à savoir :

  • Aligner les entreprises individuelles qui adhèrent à un OGA sur les avantages qu’offrent les sociétés à l’IS (taux d’IS ramené à 15%). Le taux de l’IR pourrait être de 15% pour la part des bénéfices conservés dans l’entreprise.
  • Réduire le délai de prescription pour les adhérents à un OGA,
  • Donner aux OGA la possibilité d’être tiers de confiance dans le cadre de l’affectation du patrimoine de l’entrepreneur individuel,
  • Faire jouer aux OGA un rôle de tiers de confiance sur la certification du chiffre d’affaires déclaré des autos entrepreneurs,
  • Mettre les CIP dans les CGA et les AGA afin de développer la prévention dans les entreprises individuelles,
  • Consolider l’observatoire des OGA dans le cadre de la mise en place d’une politique d’Intelligence Economique au niveau de la profession comptable, en complément des éléments issus de jedeclare.com,
  • Développer la formation continue aujourd’hui délaissée dans les TPE, en mettant en place une formation diplômante pour les adhérents et certifiante pour leurs collaborateurs.

Ont été retenues quelques interventions, à savoir :

  • Raymond Niro, directeur du CGARP attire l’attention de la salle sur le fait que le sujet de la formation est un sujet très sensible dans les relations actuellement très tendues entre l’APCM et les fédérations d’OGA.
  • Agnès Bricard a souhaité préciser qu’il était indispensable de promouvoir l’unité de la grande profession comptable, notamment en y associant les organismes de gestion agréés. Cette unité est un préalable au dialogue avec les pouvoirs publics. Toute action en ordre dispersée serait fatale aujourd’hui à la fois aux OGA qui ont toujours le risque de voir le 1,25 supprimé et aux cabinets d’expertise comptable qui pourraient perdre une partie de leur chiffre d’affaires dès lors qu’un grand nombre d’entreprises individuelles ne sont chez les experts-comptables que parce que la signature fiscale est obligatoire pour être adhérent à un CGA.
  • Christiane Company, représentant Philippe Paillet, Président de la FCGA estime que les clients BIC IR représentent 30% du chiffre d’affaires des experts-comptables. La disparition des CGA pourrait entrainer la désertion de 30 à 50% de cette population de clients pour aller ailleurs ou nulle part. Les Centres FCGA et/ou ANPRECEGA totalisent une population de 400.000 adhérents via 6000 correspondants experts-comptables. Sachant que le montant d’honoraire moyen annuel est de 1000 euros ; la perte potentielle pourrait être très importante pour la profession (200 millions d’euros). A comparer aux 20.000 pertes de mandats de commissariat aux comptes dans les SAS qui représentent environ 60 millions d’euros. Ces chiffres ne tiennent pas compte des BNC dans les AGA dont la perte de clientèle pour les cabinets comptables serait aussi significative puisque pour mieux répondre aux questions pointilleuses lors des examens de vraisemblance et de cohérence ces BNC viennent vers les experts-comptables.
  • André Huet, Président d’Honneur du Conseil Supérieur a largement insisté sur la nécessité pour les experts-comptables et les OGA de travailler ensemble à la promotion de l’entreprise individuelle et à son développement, dès lors que cette dernière représente une grande partie du chiffre d’affaire des experts-comptables. Il a insisté sur la nécessité pour les parties de faire des propositions communes aux pouvoirs publics dès lors que le statut d’entreprise individuelle n’est pas reconnu comme l’est le statut de l’entreprise sociétale. Il estime nécessaire de créer un système d’équité entre les deux statuts.
  • Agnès Bricard a précisé que dans le cadre de la protection de la résidence principale de l’entrepreneur individuel mise en place par le Ministre Renaud Dutreil, la question de savoir si l’entrepreneur protège sa résidence principale à travers une déclaration chez le notaire est posée de manière systématique par les OGA ou les experts-comptables. Tout le monde a reconnu que ce n’était pas le cas, mettant en avant une mission d’intérêt général pour la profession comptable qui serait d’assurer un service après vente des dispositions législatives qui concernent les entreprises individuelles.

En résumé, face à une profession juridique en pleine mutation, l’enjeu pour la grande profession comptable pourrait consister à appuyer les pouvoirs publics dans le cadre de l’atteinte de trois objectifs :

  • un point de croissance supplémentaire pourra être obtenu notamment à travers une transparence fiscale renforcée (enjeu nouveau avec les autos entrepreneurs) et une meilleure prévention des difficultés des entreprises,
  • une meilleure productivité de l’Etat grâce au développement de la dématérialisation (systématisation des télétransmissions des liasses)
  • une meilleure prise en compte du capital humain à travers la mise en place de formations pour les entrepreneurs individuels et leurs salariés.

Enfin, les intervenants ont souhaité que face au danger encouru par les OGA (pérennité) comme par les experts-comptables (perte de chiffre d’affaires), une déclaration commune, d’unité et de collaboration active était une étape préalable nécessaire avant de rétablir le dialogue avec les pouvoirs publics pour imaginer l’avenir de la profession.

L’ensemble des participants s’accordent à dire qu’il faut agir rapidement pour que cette unité de la grande profession comptable soit matérialisée avant la discussion parlementaire sur la prochaine loi de finances 2009.

Il est suggéré la mise en place d’un groupe de travail sous l’égide de l’Ordre National.

En conclusion des débats, il ressort les points suivants :

  • André-Paul Bahuon indique qu’une lettre d’information et de relation de cette réunion serait adressée au Président Jean Pierre Alix,
  • André-Paul Bahuon, ainsi qu’il la souhaité, dès le numéro de printemps, demande au comité de rédaction du Francilien d’hiver, un dossier consacré à la relation OGA/expert-comptable.
  • Jacques Diemer, et André-Paul Bahuon vont travailler en y associant Agnès Bricard et Jean Claude Spitz (Présidents d’honneur) de l’Ordre des Experts Comptables Région Paris Ile de France, à la préparation d’une déclaration commune OGA / OEC pour la région Francilienne dans les prochaines semaines.

André-Paul Bahuon, Président de l’Ordre des Experts-Comptables Paris Ile-de-France ; Agnès Bricard, Présidente d’Honneur de l’Ordre des Experts-Comptables Paris Ile-de-France ; Jacques Diemer, Président de l’Union Francilienne des Centres de gestion et Associations agréées Paris Ile-de-France

Date : 18 septembre 2008 | Catégorie(s) : Bahuon André-Paul, Bricard Agnès, Diemer Jacques
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Créer un fonds de garantie de passif pour les entrepreneurs individuels adhérents d’un organisme de gestion agréé.

Date : 7 août 2008

Jacques Diemer, Président de l’Union Francilienne des Centres de gestion et Associations agréées Paris Ile-de-France

La comparaison de la situation d’un entrepreneur individuel avec l’associé unique gérant d’une EURL laisse apparaître des différences de traitement au niveau de la responsabilité financière :

  • Un exploitant individuel en difficultés financières et ce, pour quelque motif que ce soit est responsable sur ses biens personnels de l’ensemble des dettes de son entreprise (hormis sa résidence principale lorsqu’elle a fait l’objet d’une déclaration d’inaliénabilité),
  • Un gérant, associé unique d’une EURL, n’est responsable financièrement des dettes de la société sur ses biens personnels, qu’à hauteur des cautions données ou sur décision d’un tribunal, notamment en cas d’extension de garantie de passif.

Si la volonté des pouvoirs publics, à défaut de favoriser l’entrepreneur individuel, est de réduire sensiblement les différences de traitement entre les deux formules d’entrepreneuriat, il est nécessaire de prendre des mesures législatives ambitieuses, qui vont dans le sens de mesures prises dans certains pays européens, tels l’Italie ou le Portugal (patrimoine affecté).

A défaut de mettre en place un régime juridique de limitation de responsabilité financière de l’entrepreneur individuel, par la séparation juridique des patrimoines, entre le patrimoine affecté à une entreprise et le patrimoine privé, la proposition consiste à créer un fonds mutuel de garantie des passifs des entrepreneurs individuels. Ce fonds serait réservé aux entreprises individuelles qui adhèrent à un organisme agréé (CGA ou AGA).

Ce fonds mutuel de garantie fonctionnerait de la manière suivante :

  • Chaque adhérent à un OGA abonde au fonds de garantie une cotisation annuelle déterminée en fonction de la taille de l’entreprise (chiffre d’affaires, effectif, nature de l’activité, …),
  • En cas de défaillance de l’entreprise individuelle et d’ouverture d’une procédure collective, et si après la réalisation des actifs professionnels, il subsiste un passif résiduel, le fonds de garantie prend à sa charge le passif restant
  • La prise en charge du passif par le fonds de garantie sera assortie d’un certain nombre de conditions : une franchise modulable peut être déterminée par l’entrepreneur (avec une incidence sur sa cotisation au fonds), un plafond par sinistre peut être fixé par le législateur ou de manière conventionnelle, l’extension de la responsabilité de l’entrepreneur individuel en cas de manœuvres frauduleuses

Cependant, compte tenu de la psychologie de tout entrepreneur, qui ne pense qu’à la réussite de son projet et non a priori à son échec, un tel fonds ne peut être efficace que si un grand nombre d’entrepreneurs individuels y adhèrent, d’où une nécessité absolue d’adopter des mesures d’accompagnement incitatives :

  • Les cotisations versées au fonds de garantie constituent des charges déductibles du résultat comptable et fiscal,
  • Compte tenu de l’intérêt général que représente la mise en place d’un tel fonds, il faut accorder à l’entrepreneur individuel adhérent un crédit d’impôt égal à 50 % de la cotisation au fonds de garantie.

Jacques Diemer, expert-comptable, Président du CGARP et de l’AARP, Président de l’UFCA

Date : 7 août 2008 | Catégorie(s) : Diemer Jacques
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Halte à l’hypocrisie !

Date : 18 juin 2008

Logo de l'Union Francilienne des Centres de gestion et Associations agréés

Les amendements qui circulent depuis plus de deux ans maintenant et qui réclament soit la suppression de la majoration de 25%, soit l’octroi du visa fiscal à tous les experts-comptables ainsi qu’aux AGC poursuivent un objectif : la disparition des OGA.

Autant ne pas être naïf et dire les choses clairement.

Un avant-projet d’amendement rédigé par le Conseil supérieur de l’Ordre des Experts-Comptables vise à dispenser de la majoration de 25 % les adhérents qui font appel à un expert-comptable ou à une AGC à l’identique des adhérents des OGA. Tout laisse à penser que cet amendement sera déposé au Sénat dans les jours qui viennent dans le cadre de la LME.

Pour faire bénéficier ses clients de cette dispense de majoration, l’expert-comptable s’engage à :

  • Dématérialiser les déclarations,
  • Procéder à un examen de contrôle et de cohérence et de vraisemblance,
  • Fournir un dossier de gestion,
  • Fournir un dossier d’analyse économique,
  • Se soumettre à un contrôle spécifique selon des modalités approuvées par Décret.

Parallèlement un accord-cadre préciserait le sort des OGA dont les modalités pourraient être :

  • La transformation en AGC,
  • La spécialisation en organismes de formation ou en observatoires en statistiques,
  • La reprise des salariés par les experts-comptables en proposant un plan de formation.

Ce projet d’amendement méconnaît totalement l’environnement et le fonctionnement des OGA ! Son adoption en l’état serait lourde de conséquences pour tous les acteurs.

  1. Pour les experts-comptables :
    • Accroissement des tâches techniques,
    • Accroissement de la responsabilité,
    • Contrepartie en honoraires hypothétique,
    • Accroissement de la concurrence en cas d’option des OGA pour la transformation en AGC,
    • Incertitudes sur les contraintes législatives issues du Décret.
  2. Pour les OGA :
    • Démission des adhérents prescrits par les experts-comptables,
    • Disparition des statistiques et des observatoires économiques,
    • Transformation en AGC difficile techniquement et moralement,
    • Reclassement du personnel aléatoire.

S’il venait à être voté, cet amendement conduirait inévitablement à la disparition des organismes de gestion agréés… alors même que ce sont les Experts-Comptables qui dans la plupart des cas ont été à l’origine de la création des OGA et que ces derniers sont en très grande majorité dirigés par des experts-comptables !

En tant que Président de l’UFCA, soyez assuré que je me battrai avec l’ensemble des fédérations d’OGA pour garantir la pérennité des organismes de gestion agréés.

Jacques Diemer, Président de l'UFCA

Date : 18 juin 2008 | Catégorie(s) : Diemer Jacques
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Les OGA se battent pour faire respecter les principes d’équité et de réciprocité avec les experts-comptables et les AGC

Date : 15 juin 2008

Jacques Diemer, Président de l’Union Francilienne des Centres de gestion et Associations agréées Paris Ile-de-France

Le gouvernement semble vouloir attribuer un visa fiscal aux experts-comptables et aux AGC, permettant ainsi à leurs clients de ne pas se voir appliquer la majoration de 25% sans adhérer à un OGA.

Ce projet ne correspond évidement pas aux idées défendues par les OGA depuis des années. En effet, la mission principale des professionnels de la comptabilité est d’abord une mission de tenue de comptabilité et de conseil, alors que celle des OGA est surtout une mission de prévention et de contrôle. Il s’agit là de missions qui à notre avis ne peuvent pas être assimilées !

Il est clair que le fait d’accorder un visa fiscal aux experts-comptables et aux AGC constitue un transfert à la profession comptable des missions des OGA et qu’en conséquence la concurrence risque de s’accroître très fortement. Les OGA devront nécessairement s’adapter à cette nouvelle concurrence, faire évoluer leur périmètre actuel et modifier leur organisation. Certains se transformerons en AGC, d’autres se regrouperont afin d’avoir une taille critique.

Face à cette volonté du gouvernement de libéraliser l’économie et de favoriser la concurrence entre les acteurs, les OGA n’ont pas d’autre solution que de se battre afin que cette concurrence puisse être loyale. Ils demandent qu’une égalité de traitement puisse être scrupuleusement respectée entre les différentes formes de structures pour des missions équivalentes. Ce qui ne va pas de soit a priori, les experts-comptables réclamant un visa fiscal sans condition… ce qui entraînerait automatiquement la disparition des OGA !

C’est dans cet état d’esprit d’équité entre les acteurs et de principe de réciprocité que l’UFCA et l’ensemble des fédérations d’OGA collaborent activement avec le gouvernement. La pérennité des OGA n’est pas pour autant garantie à l’heure qu’il est et il convient de rester mobilisés et solidaires.

Jacques Diemer, expert-comptable, Président du CGARP et de l’AARP, Président de l’UFCA

Date : 15 juin 2008 | Catégorie(s) : Diemer Jacques
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Diemer Jacques

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